Nada Te Turbe

Bienvenue


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Dans une chanson ou dans un cantique, il y a des notes qui élèvent et d'autres qui bercent l'être intérieur.

De même, dans une existence, il y a des moments où le désir de prendre de la hauteur se fait sentir.

Avec les mots tout simples, que nos pensées, nos joies et nos peines, nos souffrances ou nos espérances soient portées jusqu'à Celui qui nous donne son souffle de Vie, qui déploie nos ailes de l'âme...

Ces pages, ces lignes sont à vous. Ces espaces de paroles aussi.

Si vous avez envie, laissez un mot, une phrase, laissez quelque chose de vous... Et nous pourrons être ensemble, futilement ou durablement, comme un bouquet de fleurs, comme une mélodie polyphonique, comme un arc-en-ciel...

Merci.

 

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06 juin 2019

Seigneur, je voulais m'abandonner à toi...

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SEIGNEUR, JE M’ABANDONNE À TOI…
Je t’abandonne toute ma vie, mon intelligence, et ma volonté,
mes joies et mes peines, mon passé, mon présent et mon avenir. 
Que ton cœur soit ma demeure !
Qu’il soit mon refuge dans la détresse !
Qu’il soit ma force dans mes luttes !
Qu’il soit mon soutien dans ma faiblesse !
Qu’il soit ma lumière dans mes ténèbres !
Qu’il soit ma consolation dans mes peines !
Qu’il soit ma certitude dans mes doutes... Amen.

Cette prière m'a profondément touché au milieu de mes tourments, elle est trouvée sur le site de L'Univers Angélique (http://melody-du-ciel-angelique.over-blog.com/2016/01/je-m-abandonne-a-toi-en-ce-jour.html). Que son auteur en soit vivement remercié.

 

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26 février 2019

Suis-je encore un homme à vos yeux ?

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Oui, je suis un condamné et j'ai purgé ma peine depuis quelques années déjà ...

Oui, j'ai tout donné, jusqu'à supplier avec ma dernière souffle pour quémender un pardon...

Et je suis toujours banni !

Les nuits de prison demeurent présentes en moi, avec ses angoisses et ses hurlements, ses larmes et ses sangs...

Je pleure chaque instant de ne plus pouvoir aller voir ma famille au loin.

Je vis avec une tristesse qui ronge chaque parcelle de ma peau, de mon âme, de mon existence.

Les années passent, et je souffre toujours d'avoir fait souffrir ceux que j'aime : ces visages si présents en moi malgré l'océan qui nous sépare, ces membres de famille qui pleurent d'incompréhension, ces amis qui s'éloignent inexorablement à cause de mon repli sur mon enfer...

Et je vis encore avec ce passé entâché d'inconscience et d'illusions...

Est-ce je suis encore un homme à vos yeux ? Ou suis-je un être banni pour toujours dans vos coeurs ?

Je vis toujours avec ces peurs qui m'écrasent chaque jour, avec ces projections qui passent dans ma tête et qui ne cessent de hanter mes nuits.

Pourquoi je continue à vivre alors que je rêve de m'allonger pour ne plus jamais me relever ?

Seigneur, sauve-moi ! Toi qui aimes jusqu'à mourir, apprends-moi à aimer comme toi, sans peur ni regret, apprends-moi à aimer mon prochain tel qu'il est, ou mieux, au point de m'abaisser pour lui laver les pieds comme toi, sans chercher un bien propre mais toujours désirer un bien commun, sans garder l'autre entre mes mains mais lui offrir toujours des ailes pour qu'il puisse envoler selon son désir de vivre.

Seigneur, aide-moi à assumer ce que j'ai commis comme fautes, sans peur de mourir ni de honte, sans masquer les défauts qui ont infecté ma vie d'antan.

Seigneur, je te rends grâce pour ces dernières années où ta lumière a chassé mes ténèbres pour me permettre de vivre la pénitence dans l'espérance d'un avenir en toi et non selon mes idées.

Quoi qui arrive, donne-moi à croire qu'en toi, je vis, et je demeure un homme, un fils.

 

 

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10 janvier 2018

Tu me manques...

terre_sainte_2Papa,

Trois ans que tu nous as quittés...

Je pleure aujourd'hui, et pourtant, la consolation est là. 

Chaque matin, chaque soir, je brûle un bâton d'encens devant ton portrait, devant ton sourire qui me donne force pour survivre.

Tu sais mieux que quiconque ma vie en profondeur, tu connais mes tristesses, mes peurs, mes espoirs et mes désespoirs...

Je crois que tu sais tout cela, et le fait de le croire me fait du bien quelque part. Merci papa.

Les frères et soeurs m'ont envoyé une photo de tout le monde devant ta tombe, il ne manque que moi, ce qui me fait pleurer encore plus...

J'ai fauté, gravement, et c'est naturel que je paie lourdement mes fautes du passé.

Mais papa, même si la peine a été purgée, je n'arrive plus à vivre normalement, avec le sourire et avec espérance. Je n'arrive plus à croire et à faire des projets pour l'avenir.

Je te demande pardon d'être un fils indigne de toi.

Là où tu es, si tu peux, merci de prier Dieu pour qu'il me donne un petit signe qui me maintient en vie de manière positive.

Je voulais écrire, je voulais faire beaucoup de choses, et je traîne mon existence comme un zombie en dehors du travail.

Je fais des choses, je rencontres des personnes, et la tristesse comme une cape noire continue à m'envelopper tout entier.

Qui me donnera un peu de joie, un peu de vie, papa ?

J'aimerais que ce soit Dieu, mais il est toujours très silencieux, comme toi maintenant...

Alors je t'écris, et j'attends, et j'espère...

Car ma vie, telle qu'elle est, est très dure, mais elle continue à être belle, car c'est toi qui me l'as donnée, grâce à Dieu.

Ton fils qui est très triste.

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11 juillet 2017

Merci Seigneur

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Je vis comme un ermite dans la ville,

Et tu m'as donné à partir au large.

Huit jours de marche, huit jours en présence de mes compagnons du chemin.

Merci Seigneur

Pour ces grâces immenses comme ces champs de blé qui nous saluent au fil des pas.

Merci Seigneur

Pour ces grâces brûlantes comme ce goudron qui nous permet de mesurer nos limites corporelles.

Merci Seigneur

Pour ces grâces profondes comme ces partages autour de ta Parole, comme ces mots venant du fond de l'être.

Et me revoilà dans mon ermitage, le coeur rempli de souvenirs et d'émotions,

Et tu es toujours là, Compagnon fidèle et silencieux, discret et aimant, présent et absent...

Et je suis là, pour te chercher, pour te prier,

et pour essayer de t'aimer, comme j'ai toujours essayer d'aimer mes frères.

J'ai souvent mal aimé, il m'arrive de commettre le mal en aimant, mais je n'ai jamais cessé d'aimer.

Et cela, tu le sais mieux que quiconque, Seigneur.

Me voici, prends-moi avec toi sur le reste du chemin que nous avons à parcourir ensemble sur cette terre.

Merci Seigneur.

 

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22 mai 2017

Comme la femme qui avait des pertes de sang dans l'Évangile...

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Seigneur,

Comme elle, je viens à toi en tremblant,

Je viens par derrière car je suis un condamné selon la loi,

La douleur, la souffrance, le désespoir et le spectre de la mort sont mes compagnons quotidiens depuis tant d'années,

Et tu es venu dans ma vie.

J'ai entendu parler de toi :

Tu parles de Dieu de manière si vraie et si forte que la foule vient à toi,

Tu guéris les malades, remets debout ceux qui sont accablés,

Tu enseignes avec les paraboles et ta parole est tellement puissante qu'elle calme même les tempêtes de la mer !

Je viens par derrière car j'ai peur d'être vu et reconnu dans ma faute, dans ma détresse, dans ma mort…

Et pourtant, je crois, et j'espère en toi.

Je crois que tu peux me pardonner et me guérir, comme tu as pardonné et guéri d'autres frères et sœurs avant moi.

J'espère que tu me donneras un peu de ta force, de ta puissance créatrice, de ton énergie divine.

Et tu me donnes encore plus que je ne peux rêver : tu m'as appelé pour que je viennne à ta rencontre, à être en face de toi, comme deux amis qui se retrouvent, comme deux êtres en communion qui se rencontrent.

Non seulement tu me pardonnes et me guéris, tu me donnes en plus un bel élan de foi, d'espérance et d'amour pour moi, et pour la Vie.

Tu me dis : « Mon ami, ta foi t’a sauvé. Va en paix et sois guéri de ton mal. »

Et je suis guéri, et je suis vivant.

Béni sois-tu, Seigneur.

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01 février 2017

Mot de retour...

 

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Je suis encore là !

Je reviens au blog après de longs mois d'absence.

Tant de choses se sont passées depuis ce dernier mot en mars 2015...

J'ai arrêté d'écrire le jour où les larmes pour mon papa m'ont achevé, découpé en morceaux.

Ce jour-là, je me vois monstrueux, comme chaque jour depuis.

Le mal que je veux éviter, je le fais toujours. Le bien que je veux accomplir, je n'y arrive pas.

La traversée de mon désert-ma souffrance continue chaque jour.

Je suis toujours un crucifié, en passant de la lumière aux ténèbres, de la vie à la mort, de la faute à la pénitence...

Et je continue à vivre, ou plutôt, à survivre...

Chaque jour, je salue le soleil et les trottoirs qui accueillent mes pas sur le chemin du travail.

Chaque jour, je souris comme un condamné de mort qui sourit devant son dernier repas !

Oui, je suis sur la croix, à côté de Celui qui est mon Dieu et qui est en train de mourir comme moi.

Peut-être, un jour, j'aurais des choses à dire sur cette vocation de malfaiteur crucifié.

Peut-être...

"Rien ne me paraît plus beau, entre Dieu et l'homme, que ces relations magnifiques du Péché et de la Grâce...

Le Péché, cette grande blessure, ce grand cri -

et la Grâce, le grand amour qui entre par cette plaie."  (Marie-Noël - Rien qu'une vie)

 

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16 mars 2015

Comment tu nous sauves, Seigneur ?

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Quatrième semaine de Carême, et la question est brûlante :  Comment tu nous sauves, Seigneur, de cette mort qui nous colle à la peau ?

Et avec Nicodème, nous sommes dans une perplexité permanente : Toi, Dieu, tu nous donne ton Fils pour nous sauver. Et pourquoi ? Il n'a rien fait de mal, comment fait-il qu'il doit porter tout le mal sur la croix ?

Aimer engendre forcément le sacrifice, tu sembles nous le dire à travers ton FIls, n'est - ce pas ?

Je ne peux pas aimer, je ne peux vouloir le vrai bonheur pour l'autre, pas celui que je programme pour lui, mais celui qu'il désire au détour de ses propres espérances, de ses propres envies...sans passer par un certain renoncement, par une certaine douleur de me voir anéanti pour que l'autre existe tel qu'il est.

Et je te comprends un tout petit peu : nous aimer, pour toi, c'est accepter cette mort qui normalement ne devrait pas te concerner.

Nous aimer, pour toi, c'est ne plus être Dieu supérieur à l'homme mais ami quémandant un peu d'attention de l'homme.

Nous aimer, pour toi, c'est nous offrir, qui que nous soyons, ce trésor de la vie que nous égarons chaque jour en cherchant à nous fuire loin de toi.

Pourquoi tu nous aimes ainsi ? C'est pour nous sauver de l'absence d'amour qui est signe de mort.

Je le crois.

 

 

 

 

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26 octobre 2014

Odeur du Christ

"Nous sommes pour Dieu la bonne odeur de Christ..." (2Corinthien 2, 15)

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Quelle est ta bonne odeur, Seigneur ?

Sur les routes de Galilée, tu sens la poussière des pas accomplis.

Quand tu rencontres des hommes et des femmes éprouvés de ton temps, tu dégages un parfum de tendresse et de compassion.

À la dernière Cène, quand tu t'abaisses pour laver les pieds de tes amis, tu nous dis que ton odeur véritable vient de ton humilité.

Quand ton corps est déchiré sur le chemin de la passion, quelle odeur du sang et de souffles coupés que tu répands dans la douleur.

Sur la croix, qu'on ne me dit pas que c'est magnifique d'être avec l'odeur d'un cadavre déchiqueté…

Heureusement, l'Évangile nous montre cette merveilleuse scène, après ta résurrection, où l'odeur de poissons grillés au bord du lac manifeste ton amour pour tes amis.

Tu comprends que ce n'est pas facile pour moi de répandre ta bonne odeur, Seigneur, tant que je refuse les épreuves de ma vie, tant que je cherche la facilité à la place des engagements, tant que les blessures et la mort me rebutent…

Béni sois-tu. Amen.

Adoramuste O Christe

Je t'adore, ô Christ, mon Seigneur...

 

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