Nada Te Turbe

Bienvenue


 

handsDans une chanson ou dans un cantique, il y a des notes qui élèvent et d'autres qui bercent l'être intérieur.

De même, dans une existence, il y a des moments où le désir de prendre de la hauteur se fait sentir.

Avec les mots tout simples, que nos pensées, nos joies et nos peines, nos souffrances ou nos espérances soient portées jusqu'à Celui qui nous donne son souffle de Vie, qui déploie nos ailes de l'âme...

Ces pages, ces lignes sont à vous. Ces espaces de paroles aussi.

Si vous avez envie, laissez un mot, une phrase, laissez quelque chose de vous... Et nous pourrons être ensemble, futilement ou durablement, comme un bouquet de fleurs, comme une mélodie polyphonique, comme un arc-en-ciel... Merci.

 

 



 

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09 octobre 2021

Je pleure...

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Seigneur,

Depuis des années, je pleure mes fautes,

Aujourd’hui, je pleure ma honte, notre honte.

Depuis des années, je pleure ma douleur face à la souffrance de ceux et celles à qui j'ai fait le mal,

Aujourd’hui, je pleure ton Corps abîmé.

Je pleure les membres bafoués de ce Corps,

Je pleure les bourreaux qui ont causé ces souffrances,

Je pleure ma part de responsabilité dans cette grande blessure communautaire,

Je pleure en sachant que toi, tu en as pleuré avant moi, avant nous, ces fautes de l'homme, des hommes...

Il faute mourir pour vivre, comme toi, quand on est chrétien,

Je l'ai compris théoriquement depuis longtemps,

Je l'ai vécu dans ma chair depuis dix ans,

Et aujourd'hui, je vis atrocement cette mort de honte dans mon âme avec l’Église,

Je pleure, je pleure, je pleure...

Et je demande encore et encore pardon à tous ceux et celles à qui j'ai fait le mal,

Et je te demande pardon,

Car il n'y a pas de mal individuel sans que ton Corps ne soit pas affecté,

Et un vrai pardon ne peut se vivre véritablement sans que toi, le Crucifié, ne soit pas à la source ...

Ce pardon rêvé des hommes,

C'est possible ?

Oui, un jour, je crois,

Car une victime est plus grande que sa souffrance, que le mal qu'elle subit,

Avec toi, grâce à toi, et en toi, elle est plus grande que ces stigmates diaboliques,

Avec toi, grâce à toi, et en toi, elle peut mener une existence de paix véritable.

Et, je t’en supplie, apprends-moi à croire qu'en toi, un coupable est aussi un homme, une créature, un enfant de Dieu,

Et il n'est pas réduit à des fautes commises,

Et qu'il soit ou non conscient du mal qu'il a fait, il n'est jamais rayé de ton cœur,

Toi, le Dieu de l'impossible, en qui j'ose espérer une réconciliation finale inenvisageable pour l'homme d'aujourd'hui.

Amen.

 

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03 octobre 2021

Pardon et foi

espérance

Pardonnez-moi, vous à qui j'ai fait du mal !

Voici en quoi je crois ce matin :

Quoi qui arrive, l'homme et l'Église de Dieu ne peuvent pas être réduits à des fautes car Dieu continue à écrire sa lignes droites avec nos courbes, et sur cette ligne droite divine, nous pouvons tout espérer, y compris les improbables réconciliations un jour.

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29 septembre 2021

Je crie vers toi, mon père dans le ciel

IMG_3069Saint Joseph,

Je crie vers toi, mon père dans le ciel.

Ma souffrance est trop lourde, alors que je l'ai portée depuis des années.

Mes fautes sont toujours là, devant moi, et l'avenir m'effraie avec l'échéance qui s'approche.

Que dois-je faire pour vivre selon la volonté de Dieu avec cette cape noire qui m'étouffe de plus en plus ?

Chaque matin, je redis ces mots d'abandon : "Mon Père je m'abandonne à Toi, fais de moi ce qui te plaira", et je pleure car la paix m'échappe au fur et à mesure je m'avance dans la journée. À sa place, c'est la peur qui me submerge, c'est l'angoisse qui m'assaille, c'est le désir de la mort qui m'attire.

Saint Joseph,

Apprends-moi à vivre comme toi, en mettant toute ma confiance en la Providence, quoi qui arrive dans ma vie.

Apprends-moi à prier en silence avec cette souffrance, en la remettant dans les mains clouées du Fils de Dieu.

Apprends-moi à croire que Dieu ne m'abandonne pas et il a sûrement un projet quelque part pour moi dans ce monde pour les temps à venir.

Protège-moi des tentations de la mort, de la désespérance, des ténèbres dans mon esprit...

Bénis et console tous ceux à qui j'ai fait du mal, je ne sais pas s'ils vont me pardonner un jour, mais au moins, je veux croire qu'à la fin, en Dieu, nous ne seront plus marqués par les fautes, les actes manqués qui nous séparent aujourd'hui, et que nous nous retrouverons avec toi, pour aimer Dieu comme toi, pour nous aimer les uns les autres comme Marie et toi à Nazareth.

Merci Saint Joseph.

 

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09 août 2021

Résolution

Au cœur d’une existence chaotique émaillée des regrets, des peurs liées aux fautes du passé, malgré l’attirance de la mort qui semble m’apporter une solution intéressante au final, je veux vivre chaque jour qui reste pour faire le bien au moins à une personne.

Seigneur Christ, Fils du Dieu vivant, prends pitié de moi, pécheur, et viens à mon aide. Amen.

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16 juillet 2021

Seigneur, j'ai peur... Et je crie vers toi, sauve-moi !

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Psaume 85

Écoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.

Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu,

sauve ton serviteur qui s’appuie sur toi.

Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j’appelle chaque jour.

Seigneur, réjouis ton serviteur : vers toi, j’élève mon âme !

Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,

écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie.

Je t’appelle au jour de ma détresse, et toi, Seigneur, tu me réponds.

Aucun parmi les dieux n’est comme toi, et rien n’égale tes œuvres.

Toutes les nations, que tu as faites,

viendront se prosterner devant toi et rendre gloire à ton nom,

Seigneur, car tu es grand et tu fais des merveilles, toi, Dieu, le seul.

Montre-moi ton chemin, Seigneur, que je marche suivant ta vérité ;

unifie mon cœur pour qu’il craigne ton nom.

Je te rends grâce de tout mon cœur, Seigneur mon Dieu,

toujours je rendrai gloire à ton nom ;

il est grand, ton amour pour moi : tu m’as tiré de l’abîme des morts.

Mon Dieu, des orgueilleux se lèvent contre moi,

des puissants se sont ligués pour me perdre : ils n’ont pas souci de toi.

Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié,

lent à la colère, plein d’amour et de vérité !

Regarde vers moi, prends pitié de moi.

Donne à ton serviteur ta force, et sauve le fils de ta servante.

Accomplis un signe en ma faveur ;

alors mes ennemis, humiliés, verront que toi,

Seigneur, tu m’aides et me consoles.

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06 mars 2021

Dieu plus grand que notre coeur...

lotus

Dieu, plus grand que notre coeur, prends pitié de nous, Seigneur !

Oui, Seigneur Christ, par ta mort sur la croix et par ta résurrection, donne-moi la force pour croire que ta misésicorde est plus grande que toutes les fautes commises.

Esprit Saint, aide-moi, calme-moi, relève-moi et inspire-moi aujourd'hui ! Amen.

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Réponse

pour_site_25Chère amie,

Tes mots m'ont fait pleurer, ils sont comme des flèches qui percent ma muraille de Chine qui m'entoure depuis tant d'années !

Je te remercie d'avoir écrit ces mots magnifiques. Je ne sais pas si je mérite ce que tu me donnes, en tout cas, j'ai pleuré en lisant ces mots, surtout quand tu écrivais : "J’ai le sentiment que par moments, tu t’acharnes à te fracasser la tête contre le mur du plus fort que tu peux. Peut-être que dans ces moments-là, ça change la douleur de place et que ça te fait moins mal à l’âme." C'est tout à fait cela : j'ai vécu depuis des années comme un rat ! Depuis ce jour où menotté, je suis emmené en prison pour réparer le mal que j'ai fait. Et plus le temps passe, plus j'ai l'impression que ces fautes du passé vont me rattraper de nouveau, et que le rat sera écrasé comme il faut pour que la justice soit faite. Depuis des années, je ne savais plus en vue de quoi je vis, et pour qui je vis. Ma famille doit êre malheureuse d'apprendre tout ce que j'ai fait avec le diable au corps et un statut d'homme respectable en surface. J'ai mal d'avoir fait tant de mal, et je n'arrive plus à voir le bien en moi. J'essaie de prier, j'essaie d'apprivoiser cette tristesse, cette douleur indescriptible présente en moi, mais je n'arrive pas !

Plusieurs fois, surtout au décès de mon père puis celui de ma mère, j'ai préparé pour quitter ce monde, pour ne plus avoir ce mal qui me ronge jusqu'à l'os... et à la dernière minute, j'ai renoncé à ce pas décisif, peut-être par lâcheté, peut-être par peur de l'inconnu qui m'attend, ou peut-être en pensant à toute la détresse que je vais infliger à quelques personnes dans ce monde, dont tu fais partie.

Je ne savais pas comment dire cette souffrance, mais je crois que ceux qui ne peuvent plus vivre normalement à la sortie de prison me comprennent : on ne vit plus comme avant avec cette marque au fer rouge sur de front de l'âme. À cause de mes fautes, je ne peux plus aller voir mes frères et soeurs et leurs familles. Un condamné pour les questions de sex, ça se pardonne pas dans ce pays des purs ! Et je vais peut-être mourir sans voir mes nièces, celles qui ne sont jamais venues en France avec leurs parents. Je vis enterré dans une solitude voulue, peur de croiser les visages qui peuvent reconnaissent le mien, peur d'être la honte de tous ceux qui m'entourent... Et petit à petit, je ne vois pratiquement personne, le mur se dresse pour qu'une prison invisible se coustruise, comme une pénitence, comme une réparation perpétuelle... Je pleure, je hurle ma détresse, je haïs mes fautes et j'ai honte de ce que j'ai fait... Je fais rire les autres au travail le jour et laisse mes larmes couler la nuit...

Chaque jours je fais trois Je vous salue, Marie : le premier c'est pour tous ceux à qui je fais le mal et envers qui j'implore le pardon dans les larmes et dans la douleur d'un coupable qui ne peut pas changer le passé. Le deuxième c'est pour tous ceux qui restent encore en lien avec moi : une partie de ma famille, quelques visages bienveillants qui me gardent en vie et ceux que je vois au travail ou en paroisse... Le troisième c'est pour tous ceux qui ont quitté cette vie : bien sûr mes parents mais aussi tous ceux qui m'aimaient ou qui ne m'aimaient pas lors de leur vie sur terre.

Tu vois, ma vie, ma foi sont si ténues, elles ressemblent à une lampe qui peut s'éteindre à tout moment.

Pardon si je te déçois avec ces mots ! Je voulais être vrai avec toi. Pour l'instant, j'essaie de survivre, en croyant que ce Dieu de l'impossible en qui je mets ma confiance peut faire quelque chose mais je ne sais pas quoi. J'essaie de ne pas céder à la tentation de tout lâcher quand la douleur est trop grande, quand ma tristesse d'être incapable de changer quoi que ce soit du mal que j'ai fait m'écrase, quand le remord d'avoir été si insconcient, si naïf face aux chants doux du diable, celui qui me disaient qu'il n'y a rien de mal dans ce que j'ai fait, me réduit en miettes... Mais soyons francs, ce n'est pas la faute du diable, c'est la mienne de l'avoir écouté ! Et je demande la grâce d'être honnête pour ne plus camoufler le mal commis avec les belles phrases comme je l'ai fait pour séduire, pour me faire aimer, pour montrer que je suis capable d'être aimé en séduisant, en possédant... J'ai tellement désiré être aimé au lieu d'apprendre à aimer sans retour !

C'est moche, mais c'est ma vie, et que deviendra-t-elle, je ne sais pas ! Mais je vais vire les 24  heures qui viennent le mieux possible, je te le promets.

Je t'embrasse, chère amie. Et pardon encore.

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25 février 2021

Mot reçu aujourd'hui

laudate dominum

Je sais que tu es perdu, mais je voudrais que tu puisses te regarder à travers mes yeux pour une fois... Seulement quelques instants, juste assez longtemps pour que tu voies à quel point tu es beau. Regardes bien ta personnalité pleine de qualités, tes belles valeurs bien ancrées et tout ce qu’il y a de plus positif chez toi et qui a tendance à vouloir disparaître avec ton sourire ces dernières années.
Toi qui te sens perdu et qui n’arrives pas à retrouver ton équilibre dans les torrents de la vie qui te brasse, souviens-toi que tu peux être heureux à nouveau. Regarde à travers mes yeux et tu le verras toi aussi. J’aimerais tellement que tu voies ce que moi je vois en toi. Ce que moi je vois quand je te regarde. Que tu sois capable de voir à quel point tu as encore de la valeur. Et ça me pince le cœur chaque fois que je t’entends te rabaisser. Si tu savais à quel point… ça me fait tellement de peine de te savoir incapable de reprendre le cours de ta vie. Je te jure une chose, tu es quelqu’un de foncièrement bon et tu ne mérites pas toute cette souffrance qui te brûle de l'intérieur.
Tu es de loin l’une des plus belles personnes que j’ai eu la chance de croiser sur ma route et tu ne t’en rends tout simplement pas compte. Une chose est certaine, et sois-en sûr, je ne cesserai jamais de croire en toi. Tu dois continuer à te battre pour toi-même. J’ai le sentiment que par moments, tu t’acharnes à te fracasser la tête contre le mur du plus fort que tu peux. Peut-être que dans ces moments-là, ça change la douleur de place et que ça te fait moins mal à l’âme. Ne t'accable pas intégralement de ce qui ne va plus depuis quelques années. Tu n'es pas responsable de tout. Regarde-toi à travers mes yeux et tu verras que c’est faux de penser que de toute façon, tu mérites d’être seul et malheureux, loin de tous ceux qui t’aiment.
Tu prends un chemin plus long que certains pour compléter ta guérison ; il est différent et probablement moins évident, car isolé de tous. Mais même éloignée de toi, je n’arrêterai pas de vouloir te regarder avancer en espérant te voir prendre un jour ton envol à nouveau. Permets-moi au moins ça, s’il te plaît. Pouvoir te regarder au loin, j’en ai besoin. Je vais toujours m’inquiéter un peu pour toi, mais je sais que tu y arriveras. Je t’en supplie, continue et ne t'abandonne jamais aux mains de la souffrance et du désespoir.
Tu mérites de guérir de cette blessure. Tu mérites le bonheur, toi aussi, je te l’ai toujours dit. J’espère que ton cœur pourra guérir de ce mal qui t’envahit. J’espère que tu pourras l’ouvrir à nouveau… Et qu’un jour, tu seras fier de me dire que tu as enfin gagné le combat. Que tu vis enfin, et non que tu survis.
Je sais aussi que tu ne me comprends pas de m’investir en toi comme ça. C’est juste que moi, je la connais, ta valeur dans ce monde. C’est difficile d’accepter la façon dont tu te perçois. Et quand tu me demandes de te laisser en arrière, car tu n’en vaux pas la peine, je sais à quel point c’est faux. Parce que moi, je vois encore ce que toi tu ne vois plus.
Bats-toi pour retrouver ta vie. Encore et encore. Tu y parviendras. Continue de prendre soin de toi, car tu vaux tout l’or du monde. Ne l’oublie jamais. Et si certaines journées c’est plus difficile à passer, alors regarde-toi à travers mes yeux, et tu verras...

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23 février 2021

Mots glanés...

flower-887443_1920C'est seulement dans la mesure où nous nous exposons nous-mêmes encore et toujours à l'anéantissement que ce qui est indestructible en nous peut apparaître !

(Conseils d'une amie pour des temps difficiles, Pema Chödrön)

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